Importance des reliques au Moyen-Age

Publié le par MB

Dans l’Antiquité gréco-romaine comme dans le judaïsme,
le cadavre était souillure. 

Avec le christianisme, tout s’inverse. 
Aux IVe et Ve siècles se développe la vénération des reliques des Saints : 

 

Le Saint ressuscitera lors du jugement dernier : il pourra donc intervenir auprès de Dieu.

Il est donc important de le garder parmi les hommes.
Son corps et les objets qui l’ont touché sont vénérés pour rappeler au Saint qu’il doit intercéder auprès de Dieu. 
Des églises et sanctuaires sont élevés, des pèlerinages se mettent en place pour aller vénérer les saintes reliques.

 

Au XIe siècle, l’Europe est un réseau de sanctuaires. 

Les Saints se voient attribuer au gré des dévotions, des vertus de protection et de guérison qui n’ont souvent pas grand-chose à voir avec leur vie passée.
Il y a aussi des modes selon les pouvoirs attribués aux Saints, ou selon les miracles qui leurs sont attribués.

 

Les pèlerins font des dons et offrandes sur les lieux de dévotion, d’où l’importance financière de contrôler les lieux de culte.

Un véritable trafic de reliques se met en place : il peut être d’un excellent investissement à long terme de ramener des reliques dans son pays. 

Les croisades en Terre Sainte ont relancé ce marché...

 

C’est la Réforme Protestante qui mettra un coup d’arrêt à ces dévotions. 

Jacques Le Goff, « A LA RECHERCHE DU MOYEN AGE »

 

 

Extrait de l’article :
http://www.mbconseil.pro/2019/04/les-antonins-un-ordre-hospitalier-meconnu.html

 

Publié dans Histoire

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